M. Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative:
« Ce budget, qui représente le quart du budget de l’État hors dette, est à la fois ambitieux et responsable. Ambitieux car il finance la troisième révolution de l’enseignement : la personnalisation des parcours. Responsable parce que l’État a fait des choix courageux de maîtrise de la dépense publique, lesquels nous évitent le gel des rémunérations, voire la baisse des salaires des enseignants et l’augmentation de leurs obligations sans contrepartie, comme en Espagne. Malgré ce contexte difficile, l’effort de la Nation envers l’éducation continue de progresser : plus 0,9 % par rapport à 2011, une hausse supérieure à la moyenne des autres budgets. Il représente un quart du budget et près de la moitié de la masse salariale. Des économies de bout de chandelle ? Non, une suppression de poste représente une économie d’un million sur la carrière, plus 800 000 euros de retraite. Multipliez par 150 000. »
Mon sang n’a fait qu’un tour :
Mme Marie-Christine Blandin, présidente de la commission de la culture:
« Merci de vos explications. Votre triste comptabilité des économies réalisées grâce aux suppressions de postes a profondément choqué la majorité. Nous ne voulons pas, nous, que chaque matin, l’enseignant se regarde dans le miroir en se disant « Je coûte trop cher, j’aggrave la dette ». Nous voulons qu’il puisse se dire : « Je construis un peu plus d’humanité, je crée du lien, je transmets du savoir, je suis un fonctionnaire consciencieux ». Ce métier mérite une reconnaissance que doivent traduire un juste salaire et une juste retraite. » (Vifs applaudissements à gauche)
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